Début des travaux pour l'aménagement foncier

Après plus de quinze ans de gestation, le projet d'aménagement foncier de La Chapelle-sur-Erdre passe enfin en phase opérationnelle dès ce début d'année. Objectif : développer l'activité agricole.
 
Ce début d'année 2017 marque le début des travaux pour l'aménagement foncier de La Chapelle-sur-Erdre. Après quinze ans de travail de concertation, et après la signature d'une convention avec le Conseil départemental, cette réorganisation de l'espace rural a pour objectif de constituer des parcelles cohérentes, propices notamment à la mise en place d'exploitations agricoles : « Nous souhaitions réduire le mitage, avec un parcellaire qui comprenait des terres isolées, parfois petites, donc inexploitables. Nous avons travaillé en concertation avec les agriculteurs, propriétaires, associations, pour rendre le foncier rural plus intéressant », explique Jean-Noël Lebossé, adjoint à l'environnement, à l'agriculture et à la transition écologique. Le bilan de cet aménagement foncier : 1498 hectares ont été restructurés, réduisant au passage le nombre de parcelles de 67%, passant de 4963 à 1652.

Replantations et conservations
 
Dès ce début d'année 2017, des travaux seront réalisés : arrachage, défrichage, empierrement, débroussaillage, terrassement, réalisation de fossés ou de talus. Ils permettront de desservir au mieux les parcelles et faciliter l'arrivée d'exploitants, « mais attention, nous replanterons plus de boisements que nous en enlèverons. De même, toutes les haies, boisements ou mares protégés seront conservés » précise Jean-Noël Lebossé. Pour réduire les impacts sur la faune, les travaux seront réalisés sur différentes périodes : de novembre à février pour les secteurs où les haies représentent un enjeu pour les oiseaux, les insectes et les mammifères ; de mars à avril pour ceux où il existe un enjeu pour les amphibiens, reptiles ou chiroptères (ex : chauve-souris). Les travaux seront réalisés cet hiver jusqu'au printemps, et reprendront en fin d'année 2017, pour se poursuivre jusqu'en 2019. Ils s'élèvent à la somme de 540 000 euros sur 2017, avec une participation de 195 000 euros pour le département.