La fontaine de Forge en cours de restauration

La fontaine de Forge fait partie du patrimoine historique de La Chapelle-sur-Erdre. Située dans la vallée du Gesvres, elle fait actuellement l'objet de travaux de restauration. 
 
Inscrite au Plan Local d'Urbanisme, dans la liste des petits patrimoines Chapelains, la fontaine de Forge s'est fortement dégradée avec le temps. Située dans une zone naturelle sensible, au bord du Gesvres, elle est longée par un sentier de randonnée.
Des travaux ont été entamés par une entreprise spécialisée dans la restauration des pierres anciennes, Les Tailleurs de Pierre Nantais. 
 
Détails des travaux
L'entreprise procédera au nettoyage et au remplacement des pierres de tuffeau abîmées, ainsi qu'au renforcement du soubassement. L'enduit et le scellement des pierres de granit du toit seront renforcés. La grille sera également rénovée avec une peinture antirouille.
 
Histoire de la fontaine 
La route proche est jusqu'au milieu du XIXème le principal chemin de communication avec Nantes. Ce chemin mène également au village de Forge (vraisemblablement lieu de ferronnerie) d’où la fontaine tire son nom.
L’histoire de l’eau minérale de Forge serait la suivante : en 1813 le conservateur du Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes "découvre" les propriétés de cette eau de source. En 1819, deux pharmaciens de Nantes analysent l'eau et conrment, avec l’appui de deux médecins, son intérêt. Ils soulignent également "la beauté du pays où elle se trouve et la facilité avec laquelle les malades peuvent s’y faire transporter".
En 1828, la municipalité cone la construction de la fontaine à l’architecte Gilée. Elle semble connaître alors une certaine réputation, recommandée "dans le cas de chlorose avec atonie chez les enfants et dans le plus grand nombre des affections qui dépendent des faiblesses ou de l’atonie des organes de digestion".
En 1852, la municipalité souhaite rénover le monument et sollicite une aide nancière auprès du Conseil général en présentant les arguments suivants : "Depuis plus de 40 ans, de nombreux malades viennent de tous les points du département puiser à ces eaux fécondes l'eau qui presque toujours apporte quelques soulagements à leurs maux et souvent même une complète guérison".
En 1880, un chimiste indique que l'eau est peu ferrugineuse et contient de l’arsenic. En dépit de cette information, une demande d'exploitation est déposée, mais refusée par la Préfecture. Elle reste inexploitée depuis. Sur le fronton on peut lire le nom "YVONNE". Sainte-Yvonne est la Sainte bretonne des pauvres et des indigents.
Recouverte de décharges sauvages, elle a été nettoyée en 1970 et restaurée en 1992 par l'association Groupe Nature Environnement.
 
Attention, eau non potable.
 

 

La fontaine de Forge en cours de restauration