Influenza aviaire : niveau élevé à La Chapelle-sur-Erdre

De nouveaux cas d'influenza aviaire hautement pathogène ont été détectés chez les oiseaux sauvages et dans les élevages commerciaux en Hongrie, en Pologne, en Allemagne, en Croatie, aux Pays-Bas, au Danemark et également au niveau du lac de Constance, en Suisse sur le lac Léman et à la frontière entre la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche.

Compte tenu de cette situation inquiétante tant par la diffusion large des cas détectés que du caractère pathogène constaté pour les volailles, l'Agence nationale d'évaluation de la sécurité sanitaire et de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) ainsi que l'Office nationale de ma chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ont été saisis afin d'évaluer la nécessité de lever le niveau de risque pour la France.
 
Dans son avis, l'Anses impose d'élever le niveau de risque actuel de « négligeable » à « modéré » pour l'ensemble du territoire métropolitain (Corse comprise) et de passer les zones à risque particulier (zones humides notamment) au niveau « élevé » (La Chapelle-sur-Erdre est classée en zone « élevée »).
 
L'élévation du niveau de risque impose des contraintes spécifiques, notamment une surveillance accrue de la faune sauvage, le renforcement de la protection des élevages commerciaux  de volailles par l'application de mesures de biosécurité renforcée, des restrictions de circulation des oiseaux qui impacte le transport des appelants pour la chasse au gibier d'eau, l'interdiction de lâcher de gibier dans les zones à risque « élevée » et conduit également à des restrictions de rassemblements et manifestations colombophiles.
 
Les professionnels et les chasseurs ont été informés des mesures de prévention et de surveillance concernant leurs activités.
 
Par ailleurs, des mesures de biosécurité renforcées  s'appliquent pour tous les détenteurs de volailles sans activité commerciale (basses-cours) :
 
- Sur l'ensemble du territoire les détenteurs de volailles sont appelés à la vigilance en surveillant quotidiennement l'état de santé de leurs animaux. Toute situation anormale (baisse de consommation, mortalité,...) doit immédiatement être signalée à un vétérinaire.
 
- Dans les communes à risque « élevé », conformément à l'arrêté ministériel du 8 février 2016, des mesures de biosécurité s'appliquent sans dérogation possible. Le confinement ou la pose de filets pour empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages, est rendu obligatoire dans cette zone sans possibilité de dérogation.
 
En savoir + 
- Les mesures de biosécurité
- La carte des zones à risque écologique