Dans le salon : Je profite de la lumière du jour et je ne surchauffe pas
Un éclairage gratuit
La lumière naturelle est à consommer sans modération : la proximité d’une fenêtre est idéale pour installer le coin à vivre, un fauteuil ou un bureau.
Les lampes basse consommation (LBC)
D’une durée de vie jusqu’à 10 fois supérieure aux ampoules à incandescence, les LBC ou “fluo compactes” consomment 5 fois moins d’électricité. Les LBC sont placées de préférence là où elles restent longtemps allumées : coin lecture, coin repas, cuisine…
A proscrire : les lampes halogènes
Très gourmandes (300/500 W) et rarement nécessaires, les lampes halogènes consomment autant d’électricité qu’une vingtaine de LBC de 15 W.
Acquérir un bon réflexe
Pourquoi laisser allumée une pièce vide ? Voilà encore un gaspillage d’énergie qui peut être évité facilement : n’oublions pas que 3 ampoules de 75 W qui restent allumées une soirée consomment autant qu’une lessive à 60°C.
Une habitude saine
19°C suffisent amplement dans le séjour. Un degré de moins, c’est peut-être un pull en plus, mais cela représente 7% de consommation en moins.
Une fiscalité avantageuse
Depuis le 1er janvier 2006, un crédit d’impôt de 25% ou 40% (ou la somme correspondante en cas d’exonération) est alloué aux personnes faisant l’acquisition d’un appareil visant à réguler le chauffage.
Dans la cuisine
Une solution avantageuse
L’éponge, la serpillière et le torchon, peuvent être utilisés plusieurs fois, à l’inverse du papier essuie-tout et des lingettes à usage unique. Les lingettes de nettoyage ménager permettent d’utiliser moins d’eau, mais elles génèrent plus de déchets que les produits traditionnels tout en contribuant à la pollution de l’air. En plus, elles coûtent beaucoup plus cher.
Bien trier pour bien recycler
Le tri des déchets est un acte volontaire indispensable pour l’environnement et c’est dans la cuisine qu’il commence. Chacun d’entre nous doit suivre les consignes de tri de sa commune pour ne pas perturber le recyclage.
Changer les idées reçues
L’eau du robinet est parfaitement potable, sauf avis contraire de la Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale (D.D.A.S.S.). En France, la consommation d’eau en bouteille a été multipliée par 2 en 20 ans, ce qui représente des milliers de kilomètres parcourus, des tonnes de carburant consommé et de CO2 émis avant d’arriver sur notre table. Sans compter les milliards de bouteilles plastique qui en résultent. Seules 4 bouteilles sur 10 sont recyclées : pensez à les trier !
Dans la salle de bain
Le compte est bon
Prendre une douche plutôt qu’un bain, c’est diviser au minimum par 3 sa consommation d’eau : ce calcul est valable si le robinet est coupé pendant que l’on se savonne et que l’on ne prolonge pas inconsidérément le plaisir de la douche.
Les fuites en eau potable gaspillée par jour :
• Un robinet = jusqu’à 120 litres
• Une chasse d’eau = 600 litres, soit la consommation/jour d’une famille de 4 personnes.
Adopter le double débit
Des chasses d’eau économiques proposent aujourd’hui deux types de débit : 3 ou 6 litres d’eau, contre 9 litres pour une chasse d’eau classique.
Une attitude responsable
Un robinet qui coule sans raison doit déclencher un réflexe de fermeture immédiat. La quantité d’eau économisée dans ce cas est énorme. Dans cet esprit, lorsque l’on se brosse les dents, il est préférable de se rincer avec un verre à dents (10 000 litres d’eau gaspillés par an). De même, il est facile de remplir un peu le lavabo pour nettoyer son rasoir.
Dans la chambre
Dormir mieux
Une température de 16 ou 17°C dans la chambre, c’est meilleur pour le sommeil et pour les économies d’énergie. De même, il est recommandé de fermer les rideaux et les volets durant la nuit pour éviter les grosses pertes de chaleur (30 à 50% selon le vitrage).
Une question de bon sens
La gestion de la température dans un logement doit être quotidienne : il faut baisser le chauffage le matin dans la chambre, et le couper en cas d’absence prolongée. L’idéal est d’utiliser un thermostat d’ambiance (cf. ci-dessus « Le salon »).
Dans le jardin
Je fais mon compost
Les déchets de cuisine : Épluchures hors agrumes, coquilles d’œufs, marc de café, filtres en papier, laitages, croûtes de fromages, fanes de légumes, fruits et légumes abîmés, os, arêtes…
Les déchets de jardin : Tontes de gazon, feuilles, fleurs fanées, mauvaises herbes…
Les déchets de la maison en général : Essuie-tout, cendres de bois, sciure, copeaux, plantes d’intérieur…
Profiter du soir
Pour arroser un jardin en été, la tombée du jour est le moment idéal, car plates-bandes et potagers auront toute la nuit pour se désaltérer. En binant la terre avant, l’arrosage sera encore plus efficace. De même, le pied des plants peut être paillé pour limiter l’évaporation.
Jardiniers en herbe
La France compte 13 millions de jardiniers amateurs dont la moitié se sert de produits phytosanitaires (désherbants, pesticides) et presque tous d’engrais. Leur consommation annuelle de produits phytosanitaires s’élève à 8 000 tonnes, soit 7% du tonnage annuel utilisé en France par le monde agricole. Ces traitements chimiques polluent durablement les cours d’eau et les nappes phréatiques.
Dans les transports
Souvenons-nous que la marche à pied est une activité inhérente à l’être humain. Se déplacer à pied ou à vélo est aussi bon pour la santé que pour l’environnement !
Une décision primordiale
Choisir les transports en commun, c’est préserver la qualité de l’air et réduire l’effet de serre. Un autobus rempli de passagers (35 à 40 personnes) permet de retirer 40 véhicules de la route aux heures de pointe, et d’économiser ainsi 70 000 litres de carburant par an.
Peser le pour et le contre
La voiture est un moyen de transport à consommer avec modération. Quand il est indispensable de l’utiliser, il faut penser à optimiser ses déplacements : regrouper les courses (une liste de courses est bien pratique pour ne rien oublier, à l’hypermarché par exemple), pratiquer le covoiturage… Pour les petits trajets, la marche à pied, le vélo, les rollers, la trottinette, sont recommandés. En cas de grosse fatigue, le bus fera l’affaire ! Enfin, les jours de grosses chaleurs, la voiture est fortement déconseillée, car elle contribue à la pollution à l’ozone.
J'évite la climatisation, un luxe qui coûte cher
En France, la climatisation est rarement nécessaire. Très polluante pour l’atmosphère, elle contribue d’autant plus à l’effet de serre, à cause des fuites du fluide frigorigène et de la surconsommation de carburant lors de son fonctionnement.
Place aux idées neuves
Et si l’avenir passait par les véhicules fonctionnant au Gaz de Pétrole Liquéfié (GPL), au Gaz Naturel Véhicule (GNV) ou à l’électricité ? Cette question, aussi déstabilisante soit elle, doit initier un changement de comportement. En effet, ces carburants, auxquels on n’a pas l’habitude de penser quand il s’agit d’acheter une voiture, deviennent des réalités incontournables… De plus, ils présentent des qualités tout à fait intéressantes : moins polluants, ils coûtent moins cher qu’un carburant classique pour le même nombre de kilomètres parcourus.
Maîtriser ses pulsions au volant
À vitesse moyenne égale, une conduite agressive peut augmenter la consommation de carburant de 40%, soit 4 litres environ de dépense inutile pour 100 kilomètres. Rouler en “sur régime” est une pratique à proscrire, tout comme celle qui consiste à démarrer en trombe au feu vert.
Les achats
Un label peut en cacher un autre
Il faut choisir en priorité les produits portant un éco-label environnemental officiel. Ces éco-labels sont différents selon les catégories de produits.
Priorité au frais
Les aliments frais demandent moins d’énergie que les conserves ou les produits congelés. Les produits locaux n’ont généralement pas recours aux transports, aux serres chauffées, à la réfrigération ou aux conservateurs chimiques.
Une bonne contribution
Consommer des aliments issus de l’agriculture biologique, c’est soutenir un mode de production agricole plus respectueux de l’environnement. Les animaux, élevés en plein air, sont essentiellement nourris avec des produits biologiques, et soignés de préférence par des médecines douces limitant le recours aux antibiotiques.
Lire les étiquettes
Depuis le 18 avril 2004, les fabricants ont pour obligation de faire figurer sur l’emballage de leurs produits la mention “produit à partir de maïs, soja, colza… génétiquement modifié”, si ceux-ci contiennent plus de 0,9% d’OGM.
Sources :
- Petit livre vert de Nicolas Hulot
- ADEME : Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie
http://ecocitoyens.ademe.fr/